WHEN TEAM CANADA CALLS, KAZA KAJAMI-KEANE ANSWERS | Canada Basketball

QUAND ÉQUIPE CANADA APPELLE, KAZA KAJAMI-KEANE RÉPOND PRÉSENT

Par : Holly MacKenzie

TORONTO, Ont. (le 26 juin 2020) – Kaza Kajami-Keane était à un mariage lorsqu’il a reçu l’appel.

Quand son téléphone a sonné en août dernier, il y avait à l’autre bout du fil une invitation à rejoindre l’équipe Senior Masculine Canadienne de Basketball à la Coupe du Monde de Basketball FIBA 2019. Il a accepté sans hésitation.

“J’ai toujours été quelqu’un comme ça, ‘À chaque fois qu’on m’appelle, je vais être prêt à jouer,” a dit Kajami-Keane. “Quand j’ai reçu l’appel, j’étais à Ottawa, pour un mariage. Ils m’ont demandé si je voulais venir jouer et j’ai dit, ‘Oui, bien sûr,’ donc j’ai pris un vol le lendemain matin.”

Le jeune homme de 26 ans originaire d’Ajax se souvient s’être déplacé pour regarder les entraînements ouverts au public et les matches avec son père à chaque fois qu’il y avait une opportunité quand il était petit. Pour lui, le programme a eu beaucoup d’influence sur son propre parcours en basketball.

“J’ai toujours voulu jouer pour l’Équipe Nationale Senior Masculine,” a dit Kajami-Keane. “J’ai grandi en regardant cette équipe, idolâtrant ces joueurs. Jevohn Shepherd, Jermaine Anderson, Denham Brown, vouloir être un de ces joueurs quand j’aurai atteint le niveau professionnel. Quand on m’a dit de venir jouer, notre premier match était en Nouvelle-Écosse et je me souviens avoir été comme un enfant dans un magasin de bonbons, c’était un moment surréaliste pour moi.”



Après avoir pris un vol pour rejoindre l’équipe, Kajami-Keane a passé les six semaines suivantes avec Équipe Canada, jouant des matches amicaux à domicile puis en Australie, en préparation à la Coupe du Monde en Chine. C’était une expérience qu’il n’oubliera jamais et ça valait la peine de répondre au téléphone.

“Si tu as une opportunité, ne la laisse pas passer,” a dit Kajami-Keane. “Quand ils m’ont donné cette opportunité, je n’ai pas hésité une seule seconde. C’était un été surréaliste, surtout le dernier mois et demi lorsque nous étions en déplacement. Être dans des pays différents, avec ses amis, tisser des liens, c’était quelque chose d’incroyable et évidemment être coaché par le meilleur entraîneur NBA [en parlant de l’entraîneur de l’équipe nationale Nick Nurse], vous savez ce que ça représente ? C’était évidemment quelque chose que je n’oublierai jamais.”

 

Actuellement de retour à Ajax en attendant la fin de la pandémie de coronavirus comme nous tous, Kajami-Keane devrait aller en France pour jouer pour Le Mans Sarthe dans la ligue Pro A de la LNB en Europe la saison prochaine. C’est une étape importante pour sa carrière à l’étranger, après avoir passé ces dernières saisons à Toronto avec l’équipe des Raptors 905 de NBA G League ainsi qu’aux Pays-Bas et en Allemagne, avant que Kajami-Keane ne signe un contrat pour jouer en France. Il a tiré le maximum de chacune de ces expériences. Aux Pays-Bas, Kajami-Keane a aidé Landsteade Basketball à remporter son tout premier championnat et a eu le titre de MVP des séries. Il a ensuite changé de ligue pour rejoindre la BBL avec son équipe en Allemagne où il a fait une nouvelle saison solide, lui valant son contrat en France ou il jouera la Ligue des Champions FIBA de Basketball pour la première fois.

Même si tout cela a pris du temps et beaucoup de travail pour arriver là où il est aujourd’hui, Kajami-Keane a appris des leçons importantes en chemin.

“En ce qui concerne le basketball, j’essaie de considérer ce sport comme un outil d’apprentissage,” a-t-il dit. “Cela me permet d’apprendre des choses sur la vie que je n’aurais probablement pas appris sans le basketball. Je pense que parfois les gens croient qu’il n’y a que le basketball qui compte. Mais à un moment la carrière de joueur s’arrête. Quel genre de personne êtes-vous avant de jouer au basketball et qui êtes-vous après ? Je pense que le basketball peut nous apprendre à devenir une meilleure personne et c’est ce que j’essaie de faire quand je joue au basketball. Comment est-ce que je peux être une meilleure personne aujourd’hui que je l’étais hier ? C’est créer des liens avec d’autres personnes, apprendre à mieux communiquer. Ça peut être beaucoup de choses, gérer la défaite, apprendre à être constant, etcetera. Je pense que j’ai appris à me servir du basketball, plutôt que subir le basketball. Je me sers de cela pour être une meilleure personne chaque jour.”

En février, Équipe Canada a joué un match de Qualification pour l’Americup FIBA 2021 contre la République Dominicaine à Oshawa, près de sa ville natale, Ajax. La proximité du lieu a permis à la famille de Kajami-Keane de venir le voir jouer. Il a aussi pu rendre visite à son école primaire et parler aux élèves de son parcours. 



S’il considère l’été dernier passé avec l’Équipe Senior Masculine de Basketball comme le point culminant de sa carrière jusqu’ici, Kajami-Keane considère qu’en dehors du terrain, c’est donner de son temps pour les autres. “C’est toujours un grand honneur de revenir là où j’ai grandi et de voir ces enfants. Ils nous regardent dans un sens et c’est quelque chose qui me rend fier parce que ça m’a permis d’aider d’autres personnes à réaliser leurs objectifs. Il n’y a pas de meilleur accomplissement que de tisser des liens avec le plus de personnes possible pour les aider à devenir meilleur.”

Cette attitude altruiste est un exemple qui montre pourquoi Kajami-Keane convient si bien à Équipe Canada. Comprendre que la clé du succès vient de l’équipe et non des individus est important lorsqu’on joue dans un programme de l’équipe nationale.

“Pour moi, c’est se mettre en position pour aider l’équipe à gagner,” a dit Kakami-Keane. “Si c’est agiter la serviette, ou apporter de l’eau, soutenir les gars, faire ce genre de choses, alors très bien. C’est comme ça. C’est comme ça que je me sens. Et évidemment quand une opportunité se présente à moi, quand je débute le match ou que je joue 30 minutes, je m’adapte au rôle que l’on me donne et je ne boude pas si ce n’est pas le rôle que j’aime jouer. Il s’agit d’être le meilleur joueur possible.”

Cela est possible parce qu’Équipe Canada est fait de joueurs qui se respectent les uns les autres.  Kajami-Keane dit que les joueurs restent en contact toute l’année, malgré la distance. “Nous avons des groupes de messagerie, on peut toujours s’appeler ou s’envoyer des textos pour savoir comme se passe la saison, comment vont nos familles,” a-t-il dit. “Certains d’entre nous sont très très proches. Nous parlons tout le temps. Ce sont des relations que ne sont pas seulement liées à l’équipe nationale, ce sont des amitiés de toute une vie.”

Ce qui rend en partie ces liens si spéciaux, c’est que jouer pour le Canada est un choix, pas une obligation. Même si les joueurs veulent réussir maintenant, ils veulent aussi créer un environnement et une atmosphère qui permet d’assurer le succès à l’avenir.



”Canada Basketball est plus important que chaque individu,” a dit Kajami-Keane. “C’est une question d’unité. C’est un groupe de personnes qui se rassemble pour représenter leur pays au plus haut niveau. Nous devons tout faire pour donner aux enfants les meilleures opportunités possibles et je pense que nous devons continuer à faire ce que nous faisons maintenant, et aider la communauté. Cela nous permettra de pouvoir continuer à essayer d’obtenir des médailles et d’atteindre le plus haut niveau. Je pense que notre but ultime c’est d’amener le Canada sur la plus haute marche du podium.”

Même si Kajami-Keane a maintenant beaucoup de souvenirs avec Équipe Canada, il n’oubliera jamais les sensations qu’il a ressenti la première fois qu’il a représenté le Canada avec l’Équipe Senior Masculine au cours d’une victoire 93-69 contre les Bahamas pendant un match de qualification de la zone des Amériques pour la Coupe du Monde de Basketball FIBA 2019 en 2017. 

“Je me souviens que c’était surréaliste,” a-t-il dit. “Même si j’étais très jeune, je voulais déjà représenter mon pays, le Canada, qui a fait beaucoup pour ma famille. Ma grand-mère s’est installée ici pour débuter une meilleure vie, et maintenant, certains de ses petits-enfants vivent ici aussi. Ce pays a fait des merveilles pour nous. À chaque fois que j’ai eu l’opportunité de représenter mon pays, je l’ai toujours fait avec passion.”